Important : cette page résume la notice et le résumé des caractéristiques du produit (RCP) officiels de Gydrelle. Elle ne remplace pas l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien, qui connaissent vos antécédents. Ne commencez, n’arrêtez et ne modifiez jamais un traitement sans leur en parler.
Gydrelle 0,1 % est une crème vaginale à base d’estriol, un œstrogène. Elle est prescrite pour soulager la sécheresse et l’irritation vaginales liées à la ménopause, ce que la notice appelle « atrophie vaginale ». Les recherches « Gydrelle danger » ou « Gydrelle avis » posent au fond une seule question : quels sont les risques réels de ce médicament, et qui ne doit pas l’utiliser ? Les réponses ci-dessous proviennent exclusivement des documents officiels, cités en lien.
Sources principales : fiche Gydrelle de la Base de données publique des médicaments (notice patient et RCP, texte ANSM mis à jour le 19/08/2024 ; prix et remboursement consultés le 03/10/2026) et avis de la Commission de la transparence de la HAS du 17/06/2015.
Gydrelle en bref : ce que dit la fiche officielle
| Substance active | Estriol, 0,1 g pour 100 g de crème |
|---|---|
| Famille | Œstrogènes par voie locale (code ATC G03CA04). La notice le classe dans les traitements hormonaux substitutifs (THS). |
| Indication | Traitement des symptômes d’atrophie vaginale due à une déficience en œstrogènes chez les femmes ménopausées |
| Délivrance | Liste II, sur ordonnance uniquement |
| Présentation | Tube de 30 g avec applicateur doseur |
| Prix | 4,20 € honoraire de dispensation compris (3,18 € hors honoraire + 1,02 € d’honoraire) |
| Remboursement | 30 % par l’Assurance Maladie |
| Service médical rendu | Modéré (avis HAS du 17/06/2015) |
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Gydrelle est-elle un traitement hormonal ?
Oui. La notice indique que Gydrelle appartient à la famille des œstrogènes et fait partie du groupe des traitements hormonaux substitutifs. Elle agit en remplaçant localement les œstrogènes que les ovaires ne produisent plus. La différence avec un traitement hormonal « classique » (gel, patch ou comprimé d’estradiol) tient à la voie : la crème est appliquée dans le vagin et sur la vulve, pour que l’hormone soit libérée là où elle est nécessaire.
Le RCP précise toutefois que l’estriol appliqué localement est bien absorbé : sa concentration dans le sang est maximale 1 à 2 heures après l’application, puis revient aux valeurs de base en 24 heures. C’est pourquoi la notice applique à Gydrelle, « dans une moindre mesure », les précautions des traitements hormonaux qui passent dans le sang.
Effets indésirables de Gydrelle
La notice liste les effets indésirables propres à Gydrelle :
- localement : irritation ou démangeaisons, surtout en début de traitement (classées « rares » dans le RCP) ;
- douleurs des seins (mastodynies), surtout en début de traitement et de façon transitoire ;
- réaction allergique de la peau (par exemple dermatite de contact ou eczéma), en raison de l’acide sorbique contenu dans la crème.
Le RCP ajoute qu’une tension mammaire persistante ou une production excessive de glaire cervicale sont les signes d’une posologie trop élevée : parlez-en à votre médecin.
La notice cite aussi des effets rapportés avec d’autres traitements hormonaux : affections biliaires, taches brunes sur le visage ou le cou (chloasma), nodules cutanés rougeâtres douloureux (érythème noueux), éruption en forme de cibles (érythème polymorphe), baisse de la mémoire ou des capacités mentales.
Pour en savoir plus sur les seins douloureux à cette période, voir notre page douleurs mammaires à la ménopause.
Contre-indications : quand Gydrelle ne doit jamais être utilisée
D’après la notice, n’utilisez jamais Gydrelle dans les cas suivants :
- allergie à l’estriol ou à l’un des composants de la crème ;
- cancer du sein, actuel, suspecté ou passé ;
- cancer sensible aux œstrogènes, comme un cancer de l’endomètre (paroi de l’utérus), actuel ou suspecté ;
- saignement vaginal d’origine inconnue ;
- caillot de sang dans une veine (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire), actuel ou passé ;
- épaississement excessif de la muqueuse de l’utérus (hyperplasie de l’endomètre) non traité ;
- trouble de la coagulation (déficit en protéine C, en protéine S ou en antithrombine) ;
- maladie récente ou actuelle causée par un caillot dans une artère : crise cardiaque, accident vasculaire cérébral, angine de poitrine ;
- maladie du foie, actuelle ou passée, tant que les analyses hépatiques ne sont pas normalisées ;
- porphyrie, une maladie héréditaire rare du sang.
Si l’une de ces situations apparaît pendant le traitement, la notice demande d’arrêter la crème et de consulter immédiatement.
Précautions : les situations qui imposent une surveillance
Avant de commencer, signalez à votre médecin si vous avez ou avez eu l’une des affections suivantes, car elles peuvent récidiver ou s’aggraver sous traitement : fibromes de l’utérus ; endométriose ou antécédent d’hyperplasie de l’endomètre ; risque accru de caillots sanguins ; risque accru de cancer sensible aux œstrogènes (une mère, une sœur ou une grand-mère ayant eu un cancer du sein, par exemple) ; hypertension artérielle ; atteinte du foie ; diabète ; calculs biliaires ; migraine ou maux de tête sévères ; lupus ; épilepsie ; asthme ; otosclérose ; triglycérides très élevés ; rétention d’eau due à un problème cardiaque ou rénal ; angiœdème.
La notice demande aussi :
- un examen médical avant de commencer, puis des contrôles au moins une fois par an pour réévaluer les bénéfices et les risques ;
- des mammographies régulières, selon les recommandations de votre médecin, et l’examen régulier de vos seins ;
- de consulter en cas de saignement ou de « spotting » après un certain temps de traitement : cela peut être le signe d’un épaississement de l’endomètre ;
- en cas de traitements répétés ou de plus d’un an, un réexamen au moins annuel, car la sécurité pour l’endomètre d’un usage prolongé est jugée incertaine par le RCP.
Arrêter immédiatement et consulter
La notice demande d’arrêter Gydrelle et de consulter immédiatement en cas de :
- jaunissement de la peau ou du blanc des yeux (signe possible de maladie du foie) ;
- gonflement du visage, de la langue ou de la gorge, difficulté à avaler ou urticaire avec gêne respiratoire ;
- forte hausse de la tension artérielle (maux de tête, fatigue, vertiges) ;
- maux de tête de type migraine inhabituels ;
- grossesse ;
- signes de caillot sanguin : gonflement douloureux et rougeur d’une jambe, douleur soudaine dans la poitrine, difficulté à respirer.
Gydrelle et cancer du sein : que dit la notice ?
Deux informations se lisent ensemble. D’une part, un cancer du sein actuel, suspecté ou passé est une contre-indication. D’autre part, la notice indique que les données disponibles suggèrent que Gydrelle n’augmente pas le risque de cancer du sein chez les femmes qui n’en ont jamais eu. Le RCP précise qu’il n’a pas été établi si les œstrogènes vaginaux à faible dose favorisent la récidive d’un cancer du sein.
La notice recommande de vérifier régulièrement vos seins et de consulter en cas de capitons sur la peau, de modification du mamelon ou de boule visible ou palpable, ainsi que de participer au dépistage par mammographie.
Les risques des traitements hormonaux « qui passent dans le sang »
La notice présente des chiffres qui concernent les traitements hormonaux systémiques. Elle précise qu’ils s’appliquent moins à Gydrelle, dont l’absorption dans le sang est faible, mais qu’ils doivent être pris en compte en cas d’usage long ou répété.
| Risque (femmes de la cinquantaine, sur 5 ans) | Sans traitement hormonal | Avec un traitement hormonal systémique |
|---|---|---|
| Caillot sanguin veineux (œstrogène seul, plus de 5 ans) | 4 à 7 sur 1 000 | 5 à 8 sur 1 000 |
| Accident vasculaire cérébral | 8 sur 1 000 | 11 sur 1 000 |
| Cancer de l’ovaire (50 à 54 ans) | 2 sur 2 000 | environ 1 cas supplémentaire sur 2 000 |
Source : notice et RCP de Gydrelle (rubriques 2, 4.4 et 4.8). Ces chiffres ne décrivent pas Gydrelle elle-même mais les traitements hormonaux circulant dans le sang.
La notice ajoute que le traitement hormonal ne prévient pas la perte de mémoire, et que ce risque pourrait être plus élevé chez les femmes qui commencent un traitement hormonal après 65 ans.
Gydrelle parmi les traitements de la ménopause
Gydrelle est un traitement local. L’Assurance Maladie distingue ce type de traitement, des œstrogènes appliqués localement qui diminuent la sécheresse vaginale et vulvaire, du traitement hormonal de la ménopause qui associe un œstrogène et un progestatif contre les bouffées de chaleur et pour prévenir l’ostéoporose. Elle cite aussi les hydratants et lubrifiants vaginaux, sans hormone (ameli.fr, ménopause : mode de vie et traitement).
La HAS a réévalué en 2025 l’ensemble des traitements hormonaux de la ménopause et rappelle qu’ils doivent être réévalués au moins une fois par an (HAS, avis du 24/09/2025). L’ANSM, qui suit l’utilisation de ces traitements en France, indique que des études complémentaires sur leurs bénéfices et leur sécurité sont en cours (ANSM, 25/06/2026). Pour comparer avec un autre œstrogène local, voir la fiche officielle de Colpotrophine.
Comment s’utilise Gydrelle ?
La posologie est celle de votre ordonnance. La posologie usuelle décrite par la notice est la suivante :
- première semaine : une application par jour, avec 1 g de crème introduit profondément dans le vagin à l’aide de l’applicateur doseur, et une couche mince sur la vulve ;
- ensuite, jusqu’à disparition progressive des troubles (en moyenne au bout de 3 semaines) : une application tous les 2 jours ;
- des cures d’entretien peuvent être nécessaires.
La notice conseille de prendre une position accroupie pour introduire l’applicateur. Elle ne fixe pas de moment de la journée : demandez à votre pharmacien si vous hésitez. En cas d’oubli, n’appliquez pas de dose double. Ne pas avaler la crème.
Le RCP rappelle que la dose efficace la plus faible doit être utilisée pendant la durée la plus courte possible. Pour les œstrogènes vaginaux dont l’exposition dans le sang reste dans les valeurs de la ménopause, l’ajout d’un progestatif n’est pas recommandé.
Interactions : spermicides et autres traitements vaginaux
Gydrelle étant appliquée dans le vagin, la notice juge peu probable une interaction avec un médicament circulant dans le sang. En revanche :
- l’association avec des spermicides est déconseillée, sauf avis contraire de votre médecin : tout traitement vaginal local peut inactiver une contraception spermicide ;
- le RCP déconseille aussi l’association avec d’autres médicaments utilisés par voie vaginale (antifongiques, antiseptiques, antibactériens, etc.).
Gydrelle n’est pas un contraceptif. S’il s’est écoulé moins d’un an depuis vos dernières règles, ou si vous avez moins de 50 ans, la notice indique qu’une contraception peut être nécessaire : demandez conseil à votre médecin. Le médicament n’est indiqué ni pendant la grossesse ni pendant l’allaitement.
Prix et remboursement de Gydrelle
Selon la Base de données publique des médicaments (consultée le 03/10/2026), le tube de 30 g coûte 4,20 €, honoraire de dispensation compris, et il est remboursé à 30 % par l’Assurance Maladie, taux qui correspond à un service médical rendu modéré. Le reste dépend de votre complémentaire santé. D’autres crèmes vaginales à l’estriol existent, comme Trophicrème ou Physiogine : seul votre médecin peut choisir entre elles. Pour les autres traitements hormonaux, voir notre page prix et remboursement des hormones bio-identiques.
Avis et forums sur Gydrelle : pourquoi cette page n’en publie pas
Les recherches « Gydrelle avis » et « Gydrelle forum » cherchent des retours d’utilisatrices. Nous n’en publions pas : un témoignage isolé ne dit rien de la fréquence d’un effet, et nous n’avons aucune source vérifiable à citer. L’évaluation de référence est celle de la Commission de la transparence de la HAS, qui a jugé le service médical rendu de Gydrelle modéré dans son indication (avis du 17/06/2015).
Si vous ressentez un effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien. Vous pouvez aussi le déclarer directement sur le portail officiel de signalement (ANSM et centres régionaux de pharmacovigilance) : c’est ainsi que la sécurité des médicaments est suivie.
Questions fréquentes
Gydrelle est-elle dangereuse ?
C’est un médicament, avec des contre-indications et des effets indésirables. Ceux qui lui sont propres, selon la notice, sont locaux (irritation, démangeaisons), mammaires (douleurs transitoires) ou allergiques. Les risques des traitements hormonaux systémiques s’appliquent « dans une moindre mesure ». Le danger principal est de l’utiliser malgré une contre-indication, d’où l’examen médical préalable et le contrôle annuel.
Peut-on acheter Gydrelle sans ordonnance ?
Non. Gydrelle est inscrite sur la liste II et délivrée sur ordonnance uniquement.
Gydrelle fait-elle grossir ?
La prise de poids ne figure pas parmi les effets indésirables listés dans la notice de Gydrelle. Le RCP signale que les œstrogènes peuvent provoquer une rétention de liquide, surtout à surveiller en cas d’insuffisance cardiaque ou rénale. Sur le lien entre traitement hormonal et poids en général, voir notre page ménopause et prise de poids.
Gydrelle peut-elle donner mal au ventre ?
Les douleurs abdominales ne figurent pas dans la liste des effets indésirables de la notice. Toute douleur inhabituelle, et à plus forte raison un saignement vaginal, doit être signalée à votre médecin.
Combien de temps dure le traitement ?
Selon la notice, les troubles régressent en moyenne au bout de 3 semaines ; des cures d’entretien peuvent ensuite être prescrites. En cas d’usage répété ou de plus d’un an, le traitement doit être réévalué au moins une fois par an.
Que faire en cas de surdosage ?
La notice cite comme symptômes possibles des nausées, des douleurs aux seins et des saignements. Contactez votre médecin.
Pour situer Gydrelle parmi les autres solutions contre la sécheresse intime, hormonales ou non, voir aussi sécheresse vaginale à la ménopause : comprendre et agir et notre guide crème ménopause : visage, corps et routine.