En bref : l’Assurance Maladie range la prise de poids parmi les symptômes fréquents de la périménopause, avec une modification de la silhouette et une fonte des muscles. Le traitement hormonal de la ménopause (THM), lui, ne fait pas grossir, ni au début ni à l’arrêt, s’il est pris à dose minimale et pour une durée limitée (ameli.fr, ménopause : mode de vie et traitement). Cette page ne remplace pas l’avis de votre médecin.
Ménopause et prise de poids : ce qui est établi
La périménopause, qui précède l’arrêt définitif des règles, dure le plus souvent 2 à 4 ans. Parmi ses manifestations, l’Assurance Maladie cite « une modification de la silhouette avec fonte des muscles et le plus souvent, une prise de poids » (ameli.fr, périménopause : symptômes). Le constat que font beaucoup de femmes, des kilos qui s’installent sans changement d’alimentation, correspond donc à un phénomène reconnu.
Plusieurs facteurs se combinent. L’Assurance Maladie associe la prise de poids à une fonte des muscles, et rappelle que le sommeil est souvent perturbé à la ménopause. Pour la graisse abdominale et la mesure du tour de taille, voir notre page ventre hormonal à la ménopause.
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Le traitement hormonal de la ménopause fait-il grossir ?
Non, selon l’Assurance Maladie : « Le traitement hormonal de la ménopause ne génère pas de gain de poids, tant lors de l’initiation qu’à l’arrêt, si la dose est minimale et la durée limitée. » Ce n’est pas pour autant un traitement de la prise de poids. Le THM est indiqué pour des troubles du climatère qui altèrent la qualité de vie (bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, sécheresse vaginale) et pour prévenir l’ostéoporose chez certaines femmes. Il associe un œstrogène et un progestatif, se prescrit à la dose minimale efficace et se réévalue au moins une fois par an.
Le THM a aussi des risques (cancer du sein, accident vasculaire cérébral, thrombose veineuse, notamment) et des contre-indications : la décision se prend avec votre médecin. La HAS a confirmé en 2025 sa place dans les troubles du climatère modérés à sévères (HAS, avis du 24/09/2025). Coût et remboursement : voir prix et remboursement des hormones bio-identiques.
Et les crèmes vaginales aux œstrogènes ?
La prise de poids ne figure pas parmi les effets indésirables listés dans la notice de Gydrelle, une crème vaginale à l’estriol ; son RCP signale seulement que les œstrogènes peuvent provoquer une rétention de liquide. Détails dans notre fiche Gydrelle : effets indésirables et contre-indications.
Hormonothérapie et prise de poids : de quel traitement parle-t-on ?
Le mot « hormonothérapie » désigne deux traitements opposés, et la plupart des témoignages en ligne sur la prise de poids concernent le second :
- le traitement hormonal de la ménopause (THM ou THS) apporte des hormones pour compenser leur baisse ; c’est le sujet de cette page ;
- l’hormonothérapie du cancer du sein fait l’inverse : elle consiste, selon l’Institut national du cancer, à empêcher l’action stimulante des hormones féminines sur les cellules d’un cancer hormonosensible (cancer.fr, hormonothérapie).
Si vous suivez une hormonothérapie pour un cancer du sein et constatez une prise de poids, parlez-en à votre équipe d’oncologie : les conseils de cette page ne s’appliquent pas à votre situation sans son avis.
Que faire : les repères de l’Assurance Maladie

Pour l’Assurance Maladie, la prise de poids, les maladies cardiovasculaires et l’ostéoporose de la ménopause peuvent être prévenues par un mode de vie adapté (ameli.fr, bien vivre la ménopause) :
Alimentation : pas de régime restrictif
Évitez les régimes restrictifs et adoptez une alimentation saine, équilibrée et riche en calcium : poisson, viande en privilégiant les viandes maigres, fruits et légumes, huiles d’olive et de colza ; limitez la charcuterie, les viandes rouges en excès et les plats industriels ou en sauce. En cas de surpoids, une diminution modérée des apports, avec suffisamment de protéines et une activité physique régulière, permet de diminuer la masse grasse en conservant les muscles (ameli.fr, mode de vie et traitement).
Activité physique : muscles, os et cœur
L’activité physique régulière atténue les symptômes de la périménopause, aide à garder la masse musculaire et limite la perte osseuse. L’Assurance Maladie conseille par exemple la marche 3 ou 4 fois par semaine, 30 à 45 minutes à chaque fois, des exercices de renforcement musculaire, et de se lever toutes les 30 à 60 minutes en cas de station assise prolongée. Voir aussi sport à la ménopause : poids et santé cardiovasculaire.
Sommeil
Le sommeil est souvent perturbé à la ménopause ; préserver sa qualité et un rythme régulier fait partie des comportements recommandés. Nos pistes : ménopause et sommeil.
Surveiller son tour de taille
L’IMC et le tour de taille permettent de suivre l’évolution, avec votre médecin (ameli.fr, IMC et tour de taille).
Compléments alimentaires : prudence
De nombreux compléments sont vendus contre la prise de poids de la ménopause. L’Assurance Maladie rappelle de demander l’avis d’un professionnel de santé avant toute prise de phytothérapie ou de complément, et précise que, faute d’évaluation, les phyto-œstrogènes du soja ne sont pas recommandés par la HAS. Elle met aussi en garde contre les offres commerciales onéreuses et non évaluées autour de la ménopause. Le NMN, parfois présenté comme une aide au métabolisme, n’a pas démontré d’effet sur le poids : voir NMN : avis positifs et négatifs.
Quand consulter
Parlez de votre poids et de vos symptômes lors du bilan prévention proposé entre 45 et 50 ans, ou à votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme. Une prise de poids rapide ou inexpliquée mérite d’en parler sans attendre, pour que votre médecin recherche une éventuelle autre cause.
Questions fréquentes
Est-il normal de prendre du poids à la ménopause même en mangeant pareil ?
C’est fréquent : l’Assurance Maladie cite la prise de poids et la fonte musculaire parmi les symptômes de la périménopause. Adapter son alimentation, sans régime restrictif, et bouger régulièrement sont les leviers recommandés.
Le traitement hormonal de la ménopause fait-il grossir ?
Non, selon l’Assurance Maladie, à dose minimale et pour une durée limitée, ni au début ni à l’arrêt du traitement.
Le traitement hormonal fait-il gonfler le ventre ?
L’Assurance Maladie indique qu’il ne fait pas prendre de poids dans ces conditions. Le RCP de certains œstrogènes, comme Gydrelle, mentionne une possible rétention de liquide : si vous vous sentez gonflée sous traitement, parlez-en à votre médecin, qui peut réévaluer la dose ou la forme.
Va-t-on perdre du poids en arrêtant le traitement hormonal ?
Rien ne l’indique : selon l’Assurance Maladie, le THM ne génère pas de gain de poids à l’arrêt, ce qui signifie aussi qu’il n’y a pas de poids « dû au traitement » à perdre en l’arrêtant.
Quel sport pratiquer pour limiter la prise de poids ?
L’Assurance Maladie conseille d’associer une activité d’endurance, comme la marche 3 ou 4 fois par semaine pendant 30 à 45 minutes, et du renforcement musculaire, et de limiter le temps passé assis.
Hormonothérapie d’un cancer du sein et prise de poids : est-ce la même chose ?
Non. Cette hormonothérapie bloque l’action des hormones au lieu de les apporter. Ses effets se discutent avec l’équipe d’oncologie qui vous suit.